Le diagnostic est souvent le premier défi du parcours de soins. Dans le domaine difficile des maladies rares, l’errance diagnostique peut durer plusieurs années. Et c’est le médecin généraliste qui joue un rôle essentiel dans le repérage des premiers signes et qui va orienter vers les équipes spécialisées. Les témoignages recueillis dans cette lettre le rappellent : mieux coordonner les acteurs et faciliter l’accès à l’expertise sont des leviers majeurs pour réduire les délais.
Cette exigence de coordination se retrouve dans les évolutions de notre système de santé. L’intelligence artificielle ouvre de nouvelles perspectives pour accompagner les professionnels, tandis que la formation médicale doit mieux répondre aux besoins des territoires. La prévention et le dépistage constituent également des priorités, comme le montrent les attentes exprimées par les Français.
Innovation, formation, prévention : ces avancées n’auront de sens que si elles renforcent la médecine de proximité et facilitent concrètement l’accès aux soins. C’est tout l’enjeu d’une organisation qui place le patient au cœur du parcours et donne aux médecins libéraux les moyens d’exercer pleinement leur rôle.
Bonne lecture à toutes et à tous.
Jean-Christophe Calmes, président de l’URPS Médecins libéraux