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Semaine européenne de la vaccination : le calendrier vaccinal 2026 met l’accent sur le rattrapage et la protection des adolescents

À l’occasion de la Semaine européenne de la vaccination, organisée du 27 avril au 3 mai 2026, la publication du nouveau calendrier vaccinal constitue un temps fort. Dans un contexte d’amélioration globale de la couverture vaccinale, les autorités sanitaires insistent sur la nécessité de poursuivre les efforts, notamment auprès des adolescents, des jeunes adultes et des publics à risque.

Une dynamique encourageante, mais des objectifs encore à atteindre

Les dernières données de Santé publique France confirment une progression de la couverture vaccinale dans plusieurs domaines.

La vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) poursuit sa progression : en 2025, 61,6 % des filles de 15 ans et 46 % des garçons avaient reçu au moins une dose, contre respectivement 58,4 % et 36,9 % en 2024. Cette évolution rapproche la France de l’objectif fixé par la stratégie décennale de lutte contre les cancers : 80 % de couverture à l’horizon 2030.

Chez les nourrissons, les niveaux restent très élevés, avec plus de 95 % de couverture pour les vaccins obligatoires (DTP, hépatite B, Hib, pneumocoques). La couverture contre le ROR progresse également, avec 95,2 % pour la première dose, même si le seuil des 95 % pour les deux doses n’est pas encore atteint, ce qui impose de poursuivre le rattrapage.

Cette édition 2026 met particulièrement l’accent sur la vaccination des adolescents et des jeunes adultes.

Méningocoques ACWY : une priorité de santé publique Face à la recrudescence des infections invasives à méningocoque observée en 2024-2025, la stratégie vaccinale a été renforcée. La vaccination tétravalente ACWY est désormais recommandée chez tous les adolescents de 11 à 14 ans, selon un schéma à une dose, avec un rattrapage recommandé chez les 15-24 ans. Pour autant, les taux restent encore insuffisants : en 2025, 17,1 % des 11-14 ans étaient vaccinés, et seulement 7,9 % des 15-24 ans dans le cadre du rattrapage.

La campagne de vaccination gratuite au collège, désormais couplée à celle du HPV, doit permettre d’améliorer rapidement cette couverture.

HPV : le rattrapage élargi jusqu’à 26 ans : Autre évolution majeure du calendrier 2026 : le rattrapage vaccinal HPV est élargi à l’ensemble des jeunes femmes et hommes jusqu’à 26 ans révolus, avec une prise en charge à 65 %. Cette mesure constitue un levier important pour la prévention des cancers liés aux HPV et renforce le rôle du médecin traitant dans le repérage des patients non ou insuffisamment vaccinés.

Le calendrier 2026 intègre également plusieurs nouveautés thérapeutiques.

Pneumocoque : Le vaccin Capvaxive rejoint la stratégie vaccinale aux côtés de Prevenar 20, selon un schéma simplifié à dose unique chez les patients de 65 ans et plus ainsi que chez les adultes à risque.

Grippe : Pour les 65 ans et plus, les vaccins à forte dose ou avec adjuvant sont désormais à privilégier. Le vaccin Flucelvax est désormais intégré pour les enfants à risque de forme grave à partir de 6 mois, avec une prise en charge à 65 %.

• Covid-19 : Le vaccin protéique adjuvanté Nuvaxovid peut désormais être utilisé chez les patients de 12 ans et plus à risque de forme grave, en fonction de l’adaptation aux souches circulantes.

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Le rôle clé des médecins libéraux en Occitanie 

Dans les cabinets de ville, cette semaine de la vaccination est une opportunité concrète pour :

  • vérifier les statuts vaccinaux lors de toute consultation ;
  • proposer systématiquement le rattrapage chez les adolescents et jeunes adultes ;
  • sensibiliser les familles à la vaccination au collège ;
  • repérer les patients à risque pour les rappels grippe, Covid et pneumocoque.

En Occitanie, où les enjeux d’accès aux soins et de prévention sont particulièrement forts selon les territoires, le médecin libéral demeure un acteur central de la protection collective. Pour l’URPS Médecins Libéraux d’Occitanie, cette séquence rappelle l’importance du rôle du médecin traitant dans la prévention, l’éducation en santé et la réduction des inégalités territoriales d’accès à la vaccination.

Dans ce cadre, chaque consultation peut être l’occasion de faire le point vaccinal.

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