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Téléconsultations en gare : coup de pub ou vraie solution ?

La SNCF lance une opération étonnante pour notre compagnie nationale, avec 300 télécabines de téléconsultation dans des gares en zones médicalement désertiques. 

Initiative louable ou opération de communication ?

Question brûlante : d’où viendront les infirmiers et les médecins nécessaires, et qui paiera la facture ?
La pénurie de temps médical en France n’est un secret pour personne, alors est-ce vraiment la solution miracle ?
Plutôt que de se bander les yeux sur le problème avec des télécabines high-tech, n’est-il pas temps de revitaliser les lignes régionales pour redynamiser ces territoires et développer ainsi leur attractivité ?

Sinon, ne risque-t-on pas de graver dans le marbre l’image de déserts médicaux desservis par des « bots », dissuadant les professionnels de santé de s’y établir ?

Cette idée semble plus être une quête de publicité qu’une véritable innovation. Elle transforme la santé en un produit de consommation, une tendance déjà flairée par des acteurs comme Michel-Edouard Leclerc, malgré les désillusions de certains pharmaciens déjà engagés dans cette voie.

L’idée de faire ses consultations médicales entre deux trains et deux courses soulève une question fondamentale : celle de la marchandisation des soins de santé. Dans un secteur médical en pleine mutation, ne devons-nous pas prioriser l’éthique et les intérêts des patients avant tout ? C’est sur l’attractivité des territoires et la valorisation de nos professions que l’URPS se concentre, avec l’objectif de toujours placer l’humain au cœur des préoccupations.

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