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Avenir des ARS : le gouvernement privilégie la réforme à la suppression

L’agence régionale de santé Occitanie à Toulouse – Photo DDM – Xavier de Fenoyl

Alors que la suppression des agences régionales de santé (ARS) refait régulièrement surface dans le débat public, notamment parmi les critiques formulées par certains élus et professionnels de santé, le gouvernement a écarté cette hypothèse à l’Assemblée nationale.

Répondant à une proposition visant à remplacer les ARS par de nouvelles directions départementales des affaires sanitaires et sociales, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a jugé une telle réforme particulièrement complexe, estimant qu’elle nécessiterait entre cinq et sept ans de mise en œuvre et plusieurs millions d’euros.

Pour les médecins libéraux, le sujet n’est pas anodin. Les ARS jouent aujourd’hui un rôle central dans l’organisation territoriale des soins : gestion des aides à l’installation, déploiement des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), accompagnement des exercices coordonnés, permanence des soins ou encore gestion des crises sanitaires.

Si les ARS restent régulièrement critiquées pour leur lourdeur administrative et leur éloignement du terrain, le gouvernement semble privilégier une réforme de leur fonctionnement plutôt qu’une disparition pure et simple. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, avait d’ailleurs annoncé à l’automne dernier sa volonté de les réformer « en profondeur ».

Un débat qui concerne les médecins libéraux, pour qui les ARS demeurent des interlocuteurs incontournables dans la mise en œuvre des politiques de santé et l’organisation de l’offre de soins dans les territoires.

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