
Après celle de Toulouse il y a peu, la fermeture du centre de santé Mediksanté de Rouen, intervenue le 10 avril 2026, met en lumière les difficultés rencontrées par certaines structures de soins primaires. Ouvert en 2022, ce centre regroupait trois médecins généralistes salariés et assurait le suivi de 10 000 à 15 000 patients. Malgré une activité soutenue, sa fermeture a été motivée par un déséquilibre financier persistant, conduisant à la cessation d’activité et au licenciement des équipes.
Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large. Le réseau Mediksanté a en effet procédé à plusieurs fermetures récentes en 2025, tandis que d’autres sites sont concernés en 2026.
Ces fermetures ont des conséquences directes sur l’accès aux soins, en particulier pour les patients suivis au long cours, qui doivent se réorienter vers d’autres structures dans un contexte déjà marqué par des tensions en matière de démographie médicale. Elles invitent à une réflexion collective : le modèle du salariat, transposé au premier recours, est-il soutenable à grande échelle ? Les organisations libérales, fondées sur la responsabilité entrepreneuriale des médecins et une plus grande souplesse de fonctionnement, pourraient offrir une résilience accrue face aux réalités du terrain, notamment en Occitanie.
Source ICI Rouen, Bradley de Souza