
Publié au Journal officiel du 23 mai en application de la loi Valletoux, le décret créant le statut d’ »infirmier référent » officialise une nouvelle organisation du suivi des patients en affection de longue durée (ALD) et renforce la coordination avec le médecin traitant.
Le texte prévoit qu’un infirmier référent puisse être désigné, avec l’accord du patient et du professionnel, pour accompagner les patients de plus de 16 ans atteints d’ALD. Son rôle : contribuer à la coordination des soins « en lien avec le médecin traitant », mais aussi, le cas échéant, avec le pharmacien correspondant ou la sage-femme référente.
Le décret ouvre également un partage plus structuré des informations médicales. L’infirmier référent pourra recevoir les éléments diagnostiques et thérapeutiques nécessaires à sa mission et alimenter le dossier médical partagé (DMP) avec les comptes rendus des actes réalisés.
Autre évolution notable : le texte prévoit la possibilité de consultations conjointes entre médecin et infirmier référent, susceptibles d’ouvrir droit à une rémunération spécifique. Les modalités concrètes seront précisées dans les futures négociations conventionnelles avec l’Assurance-maladie.
Cette réforme, très attendue par les infirmiers libéraux, intervient après l’annulation partielle du précédent décret par le Conseil d’État en juillet 2025 pour vice de procédure. Le nouveau texte sécurise juridiquement le dispositif.
Pour les médecins libéraux, ce nouveau cadre pourrait renforcer le suivi coordonné des patients chroniques à domicile, mais plusieurs questions restent ouvertes : définition précise des missions, responsabilités respectives et modalités de rémunération.
Source Le quotidien du médecin, Loan Tranthimy