Urgences : le ministère de la Santé recense 195 services en grève et évoque de nouvelles mesures « dès la rentrée »

Ce nombre est proche des 220 services en grève comptabilisés par le collectif Inter-Urgences. 

Le ministère de la Santé dit avoir recensé 195 services d’accueil des urgences en grève, mercredi 14 août, un nombre proche des 220 revendiqués par le collectif Inter-Urgences à l’origine de ce mouvement social. Le décompte du ministère s’appuie sur « des remontées effectuées chaque semaine par les agences régionales de santé », a précisé la direction générale de l’offre de soins (DGOS).

Le ministère observe que « la mobilisation est très diverse et en déclin à certains endroits », notamment dans les Hôpitaux de Paris (AP-HP), où le taux de grévistes « se situe aujourd’hui autour de 10% à 15% » contre « 30% au début de l’été ». Les négociations localement ont par ailleurs débouché sur des « protocoles de sortie de grèves » dans 28 établissements, dont 7 à l’AP-HP, mais aussi à Caen, Rodez ou encore Neuilly-sur-Seine. Néanmoins « certains services restent en grève par solidarité alors même que les situations ont été réglées localement ».

De nouvelles mesures annoncées à la rentrée

La DGOS assure que les premières annonces d’Agnès Buzyn mi-juin « se sont traduites dans les faits », qu’il s’agisse de la prime mensuelle de 100 euros net à partir du 1er juillet pour les personnels non médicaux, ou des 15 millions d’euros destinés à renforcer les effectifs durant l’été. « Les crédits mobilisés par les agences régionales vont même au-delà de (cette) enveloppe », certaines ayant puisé dans leurs propres fonds, comme le Grand-Est et les Pays-de-la-Loire qui ont doublé la mise. « Les retours que nous avons eu des différents services d’urgence qui sont en grève, c’est qu’ils n’ont pas vu d’argent arriver », estimait pourtant sur franceinfo Christophe Le Tallec, vice-président du collectif Inter-Urgences et aide-soignant de nuit aux urgences du CHU de Nantes. Il n’y a pas eu de personnel embauché tout de suite ». Ce dernier dénonce un chantage pour faire cesser la grève et promet que le mouvement ne s’arrêtera pas « avant une réponse précise du ministère ».

La DGOS ajoute qu’Agnès Buzyn « annoncera dès la rentrée de nouvelles mesures issues des premières recommandations » du député (LREM) Thomas Mesnier et de Pierre Carli, chef du Samu de Paris, à qui elle a commandé un « rapport sur les structures d’urgence » pour la fin novembre.

Source : France Info

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