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Un quart des femmes tentées par l’autoconservation d’ovocytes

L’enquête indique que 26 % des femmes envisagent cette démarche face au risque d’infertilité ou à l’absence de projet parental immédiat.

Depuis la loi de bioéthique de 2021, l’autoconservation des ovocytes sans indication médicale est accessible aux femmes de 29 à 37 ans. La demande est en forte hausse, mais les capacités des centres d’AMP restent limitées : seuls environ un tiers des demandes peuvent actuellement être satisfaites, avec un délai moyen de prise en charge de 13 mois.

Entre 2021 et fin 2024, plus de 42 000 demandes de première consultation ont été enregistrées, et près de 11 600 femmes ont pu bénéficier d’une congélation ovocytaire.

Selon une enquête de l’Agence de la biomédecine (2025), 26 % des femmes de 25 à 44 ans envisagent cette démarche, principalement comme « plan B » face au risque d’infertilité ou à l’absence de projet parental immédiat. Toutefois, seules 3 % ont déjà engagé ou réalisé une procédure.

L’étude met en évidence une surestimation des chances de succès : près de la moitié des femmes pensent qu’une grossesse issue d’ovocytes congelés a de fortes chances d’aboutir, alors que les données internationales évoquent un taux d’environ 28 % par cycle, dépendant notamment de l’âge au moment du prélèvement.

Si 85 % des femmes ont déjà entendu parler du dispositif, seules 28 % s’estiment bien informées. Les connaissances restent lacunaires (limites d’âge, prise en charge, modalités pratiques), et l’information circule majoritairement via des canaux informels (réseaux sociaux, entourage).

La démarche est perçue comme contraignante : 62 % des femmes la jugent stressante, 54 % longue et 51 % coûteuse. Ces éléments soulignent le rôle clé des professionnels de santé dans l’information et l’accompagnement des patientes.

Enfin, une majorité des femmes informées se déclarent favorables au don de leurs ovocytes non utilisés, bien que le recours effectif reste limité. 

(Source APM News)

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