
Le ministère de la Santé envisage de retirer le « pastillage » et la « confiserie pharmaceutique » de la liste des marchandises pouvant être vendues en pharmacie de ville, selon la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), qui s’y oppose.
Cette révision, pilotée par la Direction générale de la santé (DGS), s’inscrit dans une mise à jour de l’arrêté de 2002 fixant les produits autorisés à la vente en officine. D’après le président de la FSPF, Philippe Besset, il s’agit globalement d’un « toilettage » du texte, avec peu de suppressions notables, hormis celle des pastilles et bonbons parfois commercialisés comme compléments alimentaires, notamment pour le mal de gorge.
Le syndicat défend leur maintien, estimant qu’ils peuvent jouer un rôle d’« effet placebo » et éviter, dans certains cas viraux, un recours inapproprié aux médicaments.
Parmi les évolutions envisagées figurent également un élargissement de certaines catégories, notamment les équipements de protection individuelle (EPI), et une possible extension des produits vétérinaires autorisés, incluant des aliments à visée thérapeutique.
La FSPF propose en outre d’ajouter les sacs réutilisables pour la dispensation des médicaments, au nom d’un objectif écologique.