L’objectif de 70% de chirurgie ambulatoire en 2022 est « ambitieux » mais « encore atteignable » (CNAM)

Annelore Coury, directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins au sein de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (Cnam), a indiqué mardi que l’objectif de 70% de chirurgie ambulatoire en 2022 affiché par Agnès Buzyn était « ambitieux » mais encore accessible si le développement de la chirurgie ambulatoire s’accélérait.

Cette responsable de la Cnam s’est exprimée mardi à l’Assemblée nationale, lors d’une audition de la Mission d’Evaluation et de Contrôle des lois de financement de la Sécurité Sociale (Mecss).
« Pour nous, l’objectif de 70% est un objectif sur lequel il faut qu’on travaille, un objectif ambitieux parce qu’il faut qu’on bascule encore 1 million de séjours en ambulatoire », a rapporté Annelore Coury, lors de son audition par la Mecss, en faisant référence à l’objectif de 70% d’ambulatoire d’ici 2022 fixé en 2017 par la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn.
« 70%, c’est ambitieux, ça veut dire 15,3 points de plus quand nous sommes à deux points de croissance par an en moyenne », a-t-elle ajouté, tout en soulignant que la Cnam partageait l’objectif ministériel.
« C’est un objectif atteignable parce qu’on aperçoit un certain nombre d’évolutions des pratiques, le développement de la médecine per-opératoire, de la Raac [réhabilitation améliorée après chirurgie], ces différentes évolutions sont des terreaux favorables », a abondé Annie Fouard, responsable de département à la Cnam, également présente lors de cette audition.

Annelore Coury a mis en avant les actions entreprises par l’assurance maladie pour promouvoir le développement de la chirurgie ambulatoire, telles que « la Mise Sous Accord Préalable des établissements [MSAP] qui étaient en retard » ou la mise à disposition de l’application Visuchir.
Ce portail développé avec l’Agence Technique de l’Information sur l’Hospitalisation (ATIH) a été mis en ligne en décembre 2018 pour aider les acteurs sanitaires à mesurer le potentiel de développement de la chirurgie ambulatoire.

« C’est une application qu’on vient de lancer […] pour démontrer que c’est faisable et pour travailler dans une logique de compagnonnage [entre les établissements] », a développé la directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins de la Cnam.

Elle a rapporté que le portail Visuchir avait enregistré 17.000 connexions depuis sa mise en service, dont « 74% sont issues d’établissements de santé, avec deux tiers d’établissements privés, un tiers d’établissements publics ».

Egalement interrogée par la Mecss mardi sur l’objectif-cible de 70% de chirurgie ambulatoire en 2022, la présidente du collège de la Haute Autorité de Santé (HAS), Dominique Le Guludec, a indiqué qu’elle serait ravie qu’on atteigne un tel objectif à condition que les indicateurs de qualité soient là.
Lors de leur passage devant la commission, les représentants de la Cnam et de la HAS se sont accordés pour mettre en avant le rôle que pouvaient jouer les futures Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS) en vue d’accompagner le développement des parcours de soins et de la chirurgie ambulatoire.

APMnews

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