La dose de rappel élargie aux soignants et à l’entourage des personnes immunodéprimées

L’administration d’une dose de rappel six mois minimum après la primovaccination complète est élargie aux professionnels de la santé, du médico-social et du transport sanitaire (y compris les bénévoles), ainsi qu’à l’entourage des personnes immunodéprimées. Elle était déjà recommandée pour les sujets à risque de forme sévère du Covid 19 (65 ans et comorbidité)

Au total, environ 3,5 millions de soignants et entre 350  000 et 400  000 personnes proches de patients immunodéprimés sont concernées et pourront recevoir une dose supplémentaire avec les vaccins à ARNm disponibles, quel que soit le vaccin utilisé au départ. Le vaccin de Pfizer/BioNTech dispose déjà d’une extension d’AMM à cet effet, tandis que celui de Moderna est en cours d’examen par l’Agence européenne des médicaments. Pour ce vaccin, l’EMA évalue l’intérêt d’une dose complète par rapport à une demi-dose. Dans l’attente, la HAS estime que « les données de pharmacovigilance françaises ne remettent pas en cause son utilisation avec une dose complète dans le cadre de la campagne de rappel ». La Haute Autorité de santé estime par ailleurs que les données disponibles n’appuient pas encore l’intérêt d’une dose de rappel en population générale. Elle rappelle ainsi quela priorité reste d’augmenter la couverture vaccinale de la population, particulièrement des personnes de plus de 80 ans, dont la couverture vaccinale n’augmente plus vraiment et demeure encore insuffisante (84 % au 3 octobre 2021) malgré leur grande vulnérabilité face à la maladie. 

(Source : Elsa Bellanger – Quotidien du Médecin)

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