EHPAD : le repas en chambre et l’accès à un espace extérieur limitent la propagation

Pour les résidents d’EHPAD, le fait de manger dans leur chambre et de sortir quotidiennement au grand air a permis de limiter la propagation du virus lors du premier confinement, alors que confiner en chambre toute la journée n’a rien apporté de plus, selon les premiers résultats du projet REMPAR EHPAD, coordonné par le CHU de Rennes.

Se confiner en chambre toute la journée n’apporte pas de mieux

Depuis un an, plusieurs équipes de recherche analysent les origines et les causes des chaînes de contamination en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. Récemment, la taille de l’établissement ou encore l’architecture complexe du bâtiment ont été identifiées comme des facteurs de risque de clusters de Covid-19, dans une étude express menée avec une cinquantaine d’EHPAD de Nouvelle-Aquitaine.

L’équipe du CHU de Rennes, a souhaité creuser le sujet afin de mieux caractériser le risque épidémique en EHPAD.  Son projet, dénommé REMPAR EHPAD, pour « Risque environnemental et managérial en situation de pandémie respiratoire en EHPAD » a permis de cerner les facteurs de propagation du coronavirus et de comparer les choix d’organisation des établissements lors du premier confinement.

Les chercheurs ont mené une étude quantitative afin d’identifier les facteurs associés à la survenue d’au moins un cas confirmé de Covid-19 chez les résidents. Un questionnaire a été envoyé à 500 EHPAD de Bretagne. 65 % des EHPAD ont appliqué un confinement en chambre, 70% par secteur, 73 % ont proposé un accès quotidien à un espace extérieur et 80% ont opté pour les repas en chambre.

En termes d’activités, 20 % des EHPAD ont arrêté totalement leurs animations, 42 % ont favorisé les animations individuelles, 35 % en petits groupes et seulement 5 % ont maintenu toutes leurs animations comme avant la pandémie.

Au total, durant le premier confinement, 10 % d’EHPAD ont recensé au moins un cas de Covid-19. Dans le détail, 241 résidents ont été contaminés et 149 cas ont été comptabilisés chez les personnels.

Le repas en chambre et l’accès quotidien à l’espace extérieur ont été identifiés comme des facteurs associés à une moindre propagation dans l’établissement. Le repas en chambre est en effet un facteur de protection contre la propagation. C’est finalement le repas collectif qui est un moment à haut risque de propagation, car les résidents mangent face à face, sans masque et pendant une certaine durée.

(source APMnews)

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