
Une étude américaine publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) montre que des outils d’aide à la décision intégrés aux dossiers patients informatisés, conçus à partir des sciences comportementales, permettent d’augmenter significativement la déprescription de médicaments potentiellement inappropriés chez les personnes âgées. L’essai a inclus 201 médecins généralistes et 1 146 patients de 65 ans et plus, polymédiqués, suivis pendant près de dix mois.
Deux types d’interventions ont été testés : des messages de « préengagement » invitant le médecin à engager une discussion sur la déprescription lors des consultations, et des notifications de « renforcement » avec rappel différé. Résultat : au moins un médicament a été déprescrit chez 36,8 % des patients dans le groupe préengagement et 34,3 % dans le groupe renforcement, contre 26,8 % en pratique habituelle, soit un risque de déprescription augmenté respectivement de 40 % et 26 %. Aucun événement indésirable grave n’a été observé.
Ces résultats suggèrent que des outils simples, intégrés au dossier patient et non contraignants, peuvent efficacement accompagner les médecins dans l’optimisation des prescriptions chez les patients âgés, en favorisant le dialogue et une approche fondée sur les preuves.
(Source APM News)
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