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ALD : 20 milliards d’euros pour une prise en charge à 100 % en 2025

Le coût du dispositif ALD a progressé de 72 % versus 40 % pour la dépense courante de santé en 10 ans

Selon une étude de la Drees, le dispositif des affections de longue durée (ALD) a représenté 19,7 milliards d’euros de dépenses supplémentaires pour l’Assurance maladie obligatoire en 2025. Il concerne 15 millions de personnes, soit 22 % des assurés, mais concentre 67 % des dépenses de santé remboursables.

Six catégories d’ALD concentrent les deux tiers du coût

La dépense remboursable par assuré est sept fois plus élevée pour les personnes en ALD que pour les autres assurés. Le diabète et le cancer figurent parmi les pathologies les plus fréquentes, avec chacun 4 millions et 2,8 millions de personnes concernées. Les affections psychiatriques de longue durée touchent 1,8 million d’assurés. Trois catégories cardiovasculaires — insuffisances cardiaques et cardiopathies, maladies coronaires et artériopathies — regroupent quant à elles 4,2 millions de personnes.

Le coût du dispositif atteint en moyenne 1 300 euros par bénéficiaire. Les cancers et le diabète représentent chacun 3,8 milliards d’euros, tandis que les trois catégories cardiovasculaires cumulent 3,9 milliards d’euros.

Un poids croissant dans le financement des soins

Entre 2015 et 2025, le coût du dispositif ALD a progressé de 72 % en euros courants, contre 40 % pour la dépense courante de santé au sens international (DCSi). Cette évolution s’explique notamment par le vieillissement de la population, la hausse de la prévalence de certaines pathologies et le coût des traitements.

En 2025, les administrations publiques financent 77,4 % de la DCSi. Sans le dispositif ALD, cette part serait ramenée à 71,9 %. Selon la Drees, les ALD expliquent ainsi 44 % de la hausse du financement public des dépenses de santé entre 2015 et 2025.

Des évolutions différenciées des remboursements

Sur les dépenses individualisables présentées au remboursement, le taux de prise en charge par l’Assurance maladie obligatoire est resté presque stable pour les assurés en ALD, passant de 89,5 % en 2015 à 89,7 % en 2025. Pour les autres assurés, il a diminué de 62,2 % à 58,9 %, notamment sous l’effet des baisses de taux de remboursement et du doublement des franchises et participations forfaitaires en 2023 et 2024.

Consulter l’étude de la Drees

À propos de la Drees : la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques est un service statistique public chargé de produire des études et des données fiables sur la santé et les politiques sociales, afin d’éclairer les décisions publiques.

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