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Canicule : les hôpitaux sous tension, les établissements appelés à mieux s’adapter

Pour les médecins libéraux, l’objectif est la prévention auprès des patients les plus fragiles, l’anticipation des décompensations liées à la chaleur et la coordination avec les structures hospitalières et médico-sociales

La vague de chaleur qui a touché la France fin juin a fortement mis sous pression le système de santé. Selon une enquête flash de la Fédération hospitalière de France (FHF), les appels au Samu ont augmenté de 10 à 75% selon les territoires, tandis qu’un tiers des services d’urgences ont enregistré une hausse d’activité supérieure à 20 %.

Au-delà de l’afflux de patients, la principale difficulté concerne les capacités d’hospitalisation en aval des urgences, notamment en médecine, en gériatrie, en soins de suite, en hospitalisation à domicile et en Ehpad. Les fortes chaleurs ont également révélé la vulnérabilité des bâtiments hospitaliers : chambres surchauffées, équipements de refroidissement défaillants, matériels informatiques en surchauffe ou encore ascenseurs perturbés.

Face à la multiplication attendue des épisodes caniculaires, le gouvernement a annoncé des financements exceptionnels pour l’acquisition de matériels de rafraîchissement et un renforcement des investissements destinés à adapter les établissements de santé au changement climatique. Pour les médecins libéraux, ces tensions rappellent l’importance de la prévention auprès des patients les plus fragiles, de l’anticipation des décompensations liées à la chaleur et de la coordination avec les structures hospitalières et médico-sociales. 

Climatisation : une réponse utile… mais qui ne suffit pas

Face aux fortes chaleurs, la Fédération hospitalière de France défend une approche « pragmatique » de la climatisation. Si certains locaux doivent impérativement être climatisés, notamment pour des raisons de sécurité des patients ou de fonctionnement des équipements, la climatisation ne peut constituer l’unique réponse.

L’amélioration de l’isolation des bâtiments, l’installation de protections solaires (volets, stores, brise-soleil), la végétalisation des abords ou encore la remise en état des systèmes de rafraîchissement existants sont également considérées comme des leviers essentiels pour limiter la montée en température.

Les experts rappellent par ailleurs que les systèmes de climatisation doivent respecter des protocoles d’hygiène stricts et que leur utilisation n’est pas adaptée à tous les secteurs de soins, notamment auprès de certains patients infectieux ou immunodéprimés. Enfin, le déploiement massif de climatiseurs mobiles suppose de vérifier la capacité des installations électriques, ces équipements étant particulièrement énergivores. 

Source APM News

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