
Malgré le nombre de 10 000 postes de praticiens hospitaliers (PH) ouverts cette année par les établissements hospitaliers, seulement un peu plus de 3 000 candidatures ont été enregistrées, selon les chiffres présentés par le Centre national de gestion (CNG) lors de Santexpo 2026. Un déficit structurel qui reste stable depuis plusieurs années.
Le CNG souligne toutefois que le nombre total de PH titulaires a augmenté de près de 20 % en dix ans, avec de fortes disparités territoriales : certains CHU restent attractifs, tandis que de nombreux centres hospitaliers périphériques peinent à recruter.
Face à ces tensions, plusieurs territoires développent des coopérations entre CHU et hôpitaux de proximité : équipes médicales partagées, fédérations interhospitalières, mobilité des praticiens seniors ou territorialisation des stages et de la formation.
En Occitanie, la doyenne de la faculté Montpellier-Nîmes, Isabelle Laffont, a rappelé l’importance de former et d’accompagner les jeunes médecins au plus près des territoires, notamment via les docteurs juniors de médecine générale et les maîtres de stage universitaires.
Les échanges ont également mis en lumière le rôle croissant des praticiens à diplôme hors Union européenne (Padhue), devenus indispensables dans certaines spécialités en tension, même si plusieurs questions restent ouvertes sur leur formation et leur répartition territoriale.
Pour les médecins libéraux, ces difficultés hospitalières renforcent encore les enjeux de coordination territoriale, de permanence des soins et d’attractivité de l’exercice dans les zones sous-dotées.