
Le mouvement de grève des médecins libéraux, engagé du 5 au 15 janvier 2026 à l’appel de l’ensemble des syndicats représentatifs, a franchi une nouvelle étape après la grande manifestation nationale unitaire organisée samedi 10 janvier à Paris.
Plusieurs milliers de médecins libéraux, généralistes et spécialistes, accompagnés d’internes et d’étudiants en médecine, ont défilé dans la capitale pour dénoncer une « dérive autoritaire » de la politique de santé, la remise en cause du cadre conventionnel et l’accumulation de mesures jugées coercitives. Les syndicats ont réaffirmé leur attachement à la liberté d’exercice, à la confiance conventionnelle et à une médecine libérale attractive au service des patients.
Dans le prolongement de cette mobilisation, plusieurs centaines de spécialistes exerçant sur plateaux techniques lourds (chirurgiens, anesthésistes, gynécologues-obstétriciens, cardiologues…) ont entamé, dès le dimanche 11 janvier, une opération d’« exil symbolique » à Bruxelles, à l’initiative du syndicat Avenir Spé – Le Bloc. Environ 1 500 médecins ont finalement pu participer à cette action, malgré de nombreuses réquisitions.
Cet exil vise à attirer l’attention des pouvoirs publics et des institutions européennes sur la situation des spécialités à forte responsabilité médicale, qui dénoncent un manque de reconnaissance et l’absence de revalorisation depuis de nombreuses années. Des temps d’échanges et de réflexion ont été organisés sur place afin d’élaborer une plateforme de propositions, notamment sur la question des compléments d’honoraires et de leur prise en charge par les complémentaires santé.
Parallèlement, l’activité des cabinets libéraux et des établissements privés reste fortement perturbée sur l’ensemble du territoire, y compris en Occitanie, avec de nombreuses réquisitions et une désorganisation partielle de l’offre de soins. Les syndicats rappellent que cette mobilisation s’inscrit dans une démarche de défense du système de santé, de la qualité des soins et de l’attractivité des métiers médicaux, dans un contexte de tensions démographiques et administratives croissantes.
La profession demeure mobilisée et unie, dans l’attente de réponses politiques concrètes et d’une reprise du dialogue à un niveau jugé à la hauteur des enjeux.
(Source Le QDM)