
Le sommeil des Français continue de se dégrader, selon l’enquête annuelle publiée le 10 mars par l’Institut national du sommeil et de la vigilance à l’approche de la Journée du sommeil. Les adultes dorment en moyenne 6 h 50 en semaine, soit 14 minutes de moins que l’an dernier, et près d’un quart dort moins de six heures par nuit.
Plus d’un tiers de la population (38 %) déclare souffrir d’au moins un trouble du sommeil, l’insomnie restant la plainte la plus fréquente. Les troubles sont plus fréquents chez les patients atteints de maladies chroniques.
Plusieurs facteurs sont en cause : hyperconnexion aux écrans (66 % s’endorment avec un appareil électronique), bruit nocturne, chaleur ou exposition excessive à la lumière artificielle. Les horaires de travail décalés jouent également un rôle : près d’un Français sur cinq travaille de nuit ou en horaires irréguliers, avec un risque de troubles du sommeil presque doublé.

L’enquête souligne aussi que le sommeil constitue un marqueur des inégalités sociales et territoriales. Les personnes en situation de précarité sont plus souvent exposées aux horaires de travail décalés, au bruit nocturne ou à des conditions de logement défavorables, autant de facteurs associés à un sommeil de moins bonne qualité. Selon l’Institut national du sommeil et de la vigilance, ces résultats plaident pour une approche globale des troubles du sommeil, prenant en compte non seulement les comportements individuels mais aussi l’environnement social et professionnel.
Sources : APM News et Le Quotidien du Médecin, Elsa Bellanger