
Depuis le remboursement de Wegovy® (sémaglutide) et Mounjaro® (tirzépatide) au 15 juin 2026 pour certains patients atteints d’obésité sévère, les centres spécialisés de l’obésité (CSO) font face à un afflux massif de demandes. Plusieurs centres rapportent des volumes de consultations multipliés par trois à cinq et des délais pouvant désormais dépasser un an.
Cette situation conduit certains CSO à réorganiser leur accès, avec des questionnaires ou des adressages par les médecins de ville afin de prioriser les patients les plus sévères. Le manque de moyens médicaux et paramédicaux limite toutefois leurs capacités.
Les médecins libéraux sont de plus en plus sollicités dans ce parcours. Les endocrinologues-diabétologues-nutritionnistes (EDN) peuvent assurer la primoprescription de ces traitements sous certaines conditions, notamment dans le cadre d’une charte avec un CSO. L’élargissement à d’autres spécialistes de l’obésité est demandé, tandis que le déploiement du parcours coordonné renforcé « obésité complexe » est attendu. L’adressage vers les CSO doit désormais intégrer des délais de prise en charge très importants et la nécessité de bien documenter la sévérité de l’obésité, les comorbidités et le parcours nutritionnel préalable.