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Chemsex : une priorité 2026 pour la Ministre de la Santé, focus sur le premier recours

Un tiers des consommateurs de substances psychoactives dans un contexte sexuel ont déjà consulté aux urgences

La ministre de la santé Stéphanie Rist a annoncé que le chemsex sera une « priorité structurante » de la Stratégie nationale de santé sexuelle (SNSS) en 2026. La feuille de route en préparation intégrera les recommandations du rapport remis par le Pr Amine Benyamina, chef du service d’addictologie à Hôpital Paul-Brousse.

Le chemsex — consommation intentionnelle de substances psychoactives (notamment cathinones de synthèse et GHB/GBL) dans un contexte sexuel — concerne principalement les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), avec une prévalence estimée à 22%. Les auteurs soulignent une augmentation des signaux sanitaires associés : passages aux urgences, troubles psychiatriques, overdoses, IST et recours aux soins addictologiques. Quarante pour cent des usagers rapportent des effets négatifs, un tiers ont déjà consulté aux urgences et 10% ont nécessité une admission en réanimation.

Le rapport souligne l’augmentation des complications (urgences, troubles psychiatriques, overdoses, IST) liées à cette pratique.

Parmi les priorités :

  • intégration systématique du repérage précoce et de l’intervention brève en médecine générale ;
  • structuration de parcours territoriaux coordonnés avec centre référent ;
  • création d’un forfait de prise en charge pluridisciplinaire ;
  • déploiement d’outils numériques de prévention et d’orientation.

Des indicateurs nationaux seront suivis annuellement avec un objectif à horizon 2030, notamment en matière d’accès aux soins et de réduction des admissions aux urgences liées au GHB/GBL.  

(Source APM News)

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