
Mis en place en avril 2022 pour améliorer l’accès aux soins psychologiques, le dispositif Mon soutien psy continue de susciter des échanges nourris entre pouvoirs publics, professionnels et représentants politiques. Dans un contexte de besoins croissants en santé mentale, son bilan et ses perspectives d’évolution font l’objet d’une attention particulière.
Du côté des autorités sanitaires, le dispositif est présenté comme une avancée en matière d’accès aux soins. La ministre Stéphanie Rist souligne notamment son déploiement progressif, avec près de 7 500 psychologues conventionnés et environ 6 millions de séances réalisées à ce jour.
Thomas Fatôme pour l’Assurance maladie met en avant une montée en charge continue et une utilisation correspondant globalement aux publics ciblés, en particulier pour les troubles psychiques légers à modérés.
Dans cette logique, le dispositif veut s’inscrire dans une organisation graduée des soins en santé mentale, visant à structurer une offre de premier recours en ville, complémentaire des prises en charge spécialisées. L’accès direct aux psychologues, désormais possible, constitue également une évolution notable pour les parcours patients.
Parallèlement, plusieurs acteurs du secteur, notamment des collectifs de psychologues mais également des parlementaires, appellent vivement à poursuivre la réflexion sur les modalités du dispositif. Les échanges portent notamment sur l’adaptation aux besoins des patients, les conditions d’exercice des professionnels et l’articulation avec les autres offres de soins, notamment hospitalières et médico-sociales.
Des discussions restent donc attendues entre les différentes parties prenantes afin de faire évoluer le dispositif Mon soutien psy et d’en optimiser l’impact, en cohérence avec les objectifs de la grande cause nationale dédiée à la santé mentale.
Source Hospimedia