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Une expérimentation dérogatoire de télé-recours en Occitanie pour les AVC survenant la nuit

La situation est très difficile concernant la prise en charge des AVC en Occitanie

L’agence régionale de santé Occitanie prépare de manière dérogatoire un télé-recours au neurologue pour assurer la permanence des soins en cas d’accident vasculaire cérébral survenant la nuit face à une situation difficile voire critique dans les UNV (unités neurovasculaires de la région).

En Occitanie, région de 6 millions d’habitants, la situation est très difficile concernant la prise en charge des AVC. La région disposait de 17 UNV mais une a fermé à Tarbes, celle de Cahors est dans une situation difficile et quatre à Rodez, Auch, Narbonne et Perpignan sont dans une situation critique avec au maximum trois neurologues pour les astreintes et moins de huit pour les gardes. Au total, 18,5 postes sont vacants. Cette situation s’explique notamment par le fait que parmi les 169 internes de neurologie formés en Occitanie depuis 19 ans, seulement 19 parmi ceux qui sont en outre restés dans la région ont choisi le neurovasculaire, soit un par an.

Aujourd’hui, il y a un déficit dans la permanence des soins et il a fallu réfléchir à comment améliorer le fonctionnement, à trouver un fonctionnement dérogatoire. Il s’agit, avec une communauté de neurologues volontaires, de mettre en place un télé-recours en cas d’AVC lors de la permanence des soins la nuit, d’abord en semaine. Cependant, en cas de panne technique, l’astreinte opérationnelle d’un neurologue est conservée localement par sécurité et indemnisée pour ne pas réduire l’attractivité.

(source APMnews)

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