Un quart des médecins déclarent exercer une activité annexe, médicale ou non

44 % de médecins déclarent que toutes leurs activités rémunérées additionnelles » sont « en lien avec le domaine médical.

Un quart des médecins interrogés dans un sondage réalisé entre le 23 février et le 31 mai 2022 par Medscape déclarent exercer une activité annexe à leur activité principale, qu’elle soit médicale ou non.

La société de sondage a interrogé en ligne 1 175 médecins libéraux et salariés. Plus de la moitié des répondants étaient des hommes (64 %) et la grande majorité était âgée de 45 ans et plus. Dans ce sondage, une activité annexe est définie comme un travail à temps partiel pour lequel des revenus supplémentaires sont perçus, comme par exemple les fonctions de témoin expert au tribunal ou de consultant médical. Ont été également considérés les revenus fonciers ou d’investissement comme une activité annexe rémunérée.

Résultat : 25 % des médecins interrogés ont déclaré exercer une autre activité rémunérée, médicale ou non, en plus de leur activité principale. Il s’agit majoritairement d’hommes (29 % contre 19 % de femmes). Plus de la moitié (56 %) des médecins ont au moins une activité rémunérée annexe n’ayant pas de lien avec le domaine médical.

Près d’un tiers des médecins avec une activité annexe (31 %) ont ainsi investi dans l’immobilier.

Certains de ces médecins avec revenus annexes déclarent enseigner (6 %), écrire (6 %) ou encore avoir un travail de consultant (5 %).

Les 44 % de médecins restants déclarent que toutes leurs activités rémunérées additionnelles » sont « en lien avec le domaine médical.

L’activité la plus citée par des médecins ayant uniquement des activités rémunérées annexes en lien avec la santé est la permanence des soins (24%).

Plus d’un médecin sur cinq (22 %) donne des conférences et 14 % ont bénéficié de revenus supplémentaires en lien avec la campagne de vaccination contre le Covid-19.

La délivrance de certificats médicaux et d’autres évaluations médicales était citée par 11 % de ces professionnels, suivie par l’expertise médicale en procès judiciaires (10 %), la télémédecine (7 %) et la participation à des blogs, podcasts et rédaction d’articles (7 %).

Plus rarement, les médecins concernés indiquent des activités de consultants pour l’industrie pharmaceutique, pour la régulation du Samu, d’expertise pour une deuxième lecture diagnostique ou ont dit pratiquer l’hypnose.

Quelle que soit l’activité annexe, les médecins déclarent la pratiquer depuis en moyenne 14 ans et y consacrer près de 6 heures par semaine.

Parmi les motivations qui poussent ces médecins à mener une autre activité, il y a la volonté d’utiliser et de développer ses compétences.

Environ un quart des médecins évoquent l’aspect financier, soit pour gagner plus d’argent (21 %), soit pour rembourser des dettes (5 %).

En 2021, les activités annexes ont rapporté 12 000 euros en moyenne aux médecins interrogés.

La grande majorité (88 %) des médecins exerçant une activité annexe s’estiment satisfaits de leur activité professionnelle principale (31 % très satisfaits, 32 % de satisfaits et 25 % de plutôt satisfaits).

Qu’ils exercent ou non une activité annexe, environ 12 % des médecins (142) envisagent de quitter leur poste actuel pour s’engager dans une carrière non médicale.

(Source APMnews)

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