Un plan à déclinaison régionale pour réduire de 20% en trois ans les chutes des personnes âgées

20% des chutes des personnes âgées en moins représentent 27 000 séjours hospitaliers en moins par an et 2 000 chutes mortelles en moins.

Deux millions de chutes sont dénombrées chaque année parmi les plus de 65 ans, dont 130.000 mènent à une hospitalisation et 10.000 aboutissent à un décès. Mais ce risque est sous-estimé par les premiers intéressés. Un plan d’action national est mis en branle.

À l’occasion d’un déplacement au CHU et au gérontopôle de Toulouse lundi 21 février, la ministre déléguée chargée de l’autonomie, Brigitte Bourguignon, a présenté son plan d’action national visant à réduire de 20 % les chutes des personnes âgées d’ici à 2024, grâce à une mobilisation coordonnée dans les régions, à l’occasion d’un déplacement au CHU et au gérontopôle de Toulouse.

Dans la continuité des propositions du rapport de Luc Broussy sur l’adaptation de l’habitat et des villes au vieillissement, présenté en mai 2021, ce plan organise « une mobilisation générale », qui sera coordonnée par les agences régionales de santé, autour de cinq axes : 

• savoir repérer les risques de chutes et alerter ; 

• aménager son logement pour éviter les risques de chute ; 

• des aides techniques à la mobilité faites pour tous ; 

• l’activité physique, meilleure arme antichute ; 

• la télé-assistance pour tous. 

Ce plan n’est pas doté d’un budget précis à ce stade, il n’y a pas de manque criant de moyens, car différents budgets sont déjà disponibles de différentes parts et des moyens supplémentaires seront mobilisés dans le cadre de la future convention d’objectifs et de gestion de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie pour la prévention.

Les coûts liés aux chutes sont bien identifiés par la Caisse nationale de l’assurance maladie : ils s’élèvent à 2 milliards d’euros par an. La Caisse nationale d’assurance vieillesse est également prête à augmenter ses budgets consacrés à cette thématique. La question est surtout de faire converger fortement les acteurs, davantage que de lever de l’argent.

Pour élaborer ce plan, le ministère, s’est beaucoup appuyé sur l’expérience du Pr Bruno Vellas, responsable du gérontopôle du CHU de Toulouse, pionnier en France de la démarche ICOPE prônée par l’OMS, qui a développé une démarche originale de détection et de prévention des fragilités, avec une mise en synergie des acteurs. Avec l’appui de la CNSA, la ministre demande aux ARS de décliner le plan dans chaque région, en lien avec les conseils départementaux et les acteurs de la prévention de la perte d’autonomie, avec des objectifs chiffrés. En septembre 2022, un plan séquencé sur trois ans devra être élaboré.

Afin de parvenir à une réduction de 20% des chutes des personnes âgées d’ici à trois ans, soit 27 000 séjours hospitaliers en moins par an et 2 000 chutes mortelles en moins, le gouvernement souhaite mobiliser les acteurs autour d’une dizaine de leviers permettant d’agir sur les situations-types les plus courantes.

(Source APMnews)

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