Soins critiques : les secteurs d’anesthésie/salles de réveil jugés indissociables des plateaux techniques par les professionnels

Le Conseil national professionnel d’anesthésie-réanimation et médecine péri-opératoire insiste sur la nécessité de ne pas dissocier les secteurs d’anesthésie/salles de surveillance post-interventionnelles des plateaux techniques. Selon les anesthésistes-réanimateurs, une condition qui n’est pas explicite dans la feuille de route d’application des décrets actualisant les conditions d’implantation et de fonctionnement de l’activité de soins critiques.

Le nouveau cadre reste ouvert et laisse la place à des soins critiques de spécialité.

Les décrets actualisant les conditions d’implantation et de fonctionnement de l’activité de soins critiques ont été publiés fin avril. « Les anesthésistes-réanimateurs assurent la médicalisation de près de 66% des lits de soins critiques », vient de rappeler le CNP et souligne « plusieurs avancées obtenues dans ces décrets », comme l’unification de la réanimation et des unités de soins intensifs polyvalents contigües en un plateau de soins critiques, dans la définition, accompagnée de conditions techniques d’implantations et de fonctionnements communes pour ces lits de réanimation et d’Usip et confortée par un renforcement et une mutualisation des équipes non médicales.

Ainsi l’objectif du ratio d’infirmiers (IDE) par lit de réanimation est promis à la hausse avec, à terme, un IDE pour deux lits ; ratio subordonné à une évaluation de la densité des soins en soins critiques dont la méthodologie est encore mal définie.

Le nouveau cadre reste ouvert et laisse la place à des soins critiques de spécialité. Tous ces éléments confèrent une flexibilité accrue de l’offre de soins critiques permettant l’adaptation de l’offre aux fluctuations des besoins, saisonniers ou lors de crises sanitaires, se réjouit l’organisation professionnelle, soulignant que cette flexibilité « fait partie de l’ADN de la spécialité anesthésie-réanimation comme elle l’a formulé dans toutes les propositions d’organisation post-Covid ».

Mais le CNP-ARMPO déplore l’absence, dans la feuille de route d’application des décrets proposée par le ministère de la santé, de « l’intégration explicite des secteurs d’anesthésie/salles de surveillance post-interventionnelles dans les plateaux de soins critiques. Ceux-ci ont pourtant été après les attentats de 2015 et pendant la pandémie entre 2020 et 2022 l’un des éléments clés de prise en charge des afflux soudains de patients ».

(source APMnews)

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