Six ans après la loi Claeys-Leonetti, les soins palliatifs restent le parent pauvre de la médecine

« Le problème dans l’application de la loi serait aussi lié à l’absence de culture des soins palliatifs en France » a fait valoir Jean Leonetti

La mauvaise application de la loi a été évoquée à plusieurs reprises, en particulier concernant les directives anticipées. Trois obstacles entraveraient le bon développement des directives anticipées : un nombre trop réduit de personnes les rédigent ; leur mauvaise accessibilité et traçabilité ; et leur manque de clarté et de précision.

Le problème dans l’application de la loi serait aussi lié à l’absence de culture des soins palliatifs en France, a fait valoir Jean Leonetti. « La France valorise encore très peu la médecine qui accompagne et soulage par rapport à la médecine qui sauve », explique-t-il. « Les soins palliatifs sont le parent pauvre de la médecine. »

Cela se traduit par un manque d’investissement des établissements dans cette spécialité. « Les dotations données aux hôpitaux en difficulté ne vont jamais aux soins palliatifs », soutient ainsi Jean Leonetti.

(Source APMnews)

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