Quel déroulement de la conférence des parties prenantes ? François Braun répond.

Crédit photo : Thomas

Le ministre de la santé et de la prévention, François Braun, a détaillé devant la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, mardi 2 août, le déroulement de la concertation en plusieurs phases qu’il souhaite mener dans le cadre de la conférence des parties prenantes afin de constituer d’ici 2023 une nouvelle boîte à outils permettant de répondre aux problématiques de santé de chaque territoire.

Sur les risques d’avoir une concertation trop hospitalo-centrée dans le cadre de la conférence des parties prenantes, François Braun a rappelé que cette démarche s’inscrivait dans le cadre du conseil national de la refondation, annoncé par le président de la République, pour associer les citoyens et les parties prenantes à la future politique du gouvernement.

Le ministre a fait état de deux piliers principaux dans cette démarche, « la santé globale comprenant la prévention le dépistage, les soins et le suivi, et la perte de sens des professionnels », en ajoutant qu’il souhaitait également « mettre l’éthique au centre de tous ces travaux ».

À l’issue de cette phase de préparation et de l’émergence des sujets principaux, en travaillant aussi sur les contributions de toutes les parties prenantes, une phase de concertation et d’interrogation extrêmement larges se fera sur deux modes : « un mode numérique et un mode type grand débat au niveau des territoires et c’est sur cette concertation à l’échelle des territoires que je compte sur les élus pour conduire ces discussions avec systématiquement le triptyque soignés, soignants, élus ».

Cette seconde phase devrait durer un mois à l’issue duquel les remontées faites devraient à nouveau servir à élaborer une nouvelle boîte à outils, sur le modèle des mesures d’urgence estivales mises en œuvre à la suite de la mission flash sur les urgences et les soins non programmés qu’il avait conduite en juin. « Une fois cette boîte à outils définie, nous reviendrons vers les territoires en disant voilà les outils, voilà les problèmes de santé de votre territoire, est-ce que les outils vous conviennent ou pas. Nous devrions, début 2023, parvenir à une boîte à outils finalisée ».

Lors de cette audition, le ministre a défendu à plusieurs reprises les services d’urgence ayant mis en place une régulation préalable aux admissions, en balayant les remarques qualifiant cette organisation de fonctionnement dégradé : « Le mode dégradé, c’est de dire il n’y a plus rien en ville et tout le monde va aux urgences, Dieu y reconnaîtra les siens.

(source APMnews)

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