Plus de 1 000 appels aux cellules de coordination post-Covid depuis janvier en Occitanie

L’organisation mise en place en Occitanie a permis d’améliorer globalement l’offre de soins

Les cellules de coordination post-Covid d’Occitanie ont reçu plus de 1 000 appels entre janvier et fin octobre pour principalement orienter des patients vers des centres de diagnostic et de prise en charge. 

Après l’appel des autorités aux professionnels de santé, en mars 2021, à s’organiser pour apporter une réponse aux patients souffrant d’un Covid long, les agences régionales de santé ont commencé à mettre en place des cellules de coordination post-Covid, à identifier des structures et des professionnels de référence.

Lors de la première réunion scientifique organisée par la Spilf sur le Covid long, en novembre 2021, la direction générale de l’offre de soins observait que les régions se saisissaient différemment du sujet. Six ARS avaient notamment des appels à manifestation d’intérêt : la Bretagne, l’Ile-de-France, le Centre-Val de Loire, la Normandie, la Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie.

Invité, à Nancy, jeudi 15 décembre, à présenter, lors d’un colloque organisé par la Société de pathologie infectieuse de langue française, les initiatives lancées en matière de parcours de soins, le Dr Jérôme Larché, référent régional pour coordonner le réseau de prise en charge du Covid long en Occitanie a fait le point sur l’expérimentation mise en place dans sa région sur deux ans, de janvier 2022 à janvier 2024, pour organiser un parcours de soins pluridisciplinaire et gradué.

L’ARS Occitanie a mobilisé 2 millions d’euros sur le Fonds d’intervention régional (FIR) pour soutenir ce projet. L’offre de soins pour le Covid long comprend 13 cellules de coordination post-Covid, essentiellement des dispositifs d’appui à la coordination dans chaque département de la région, 15 communautés pluriprofessionnelles territoriales de santé porteuses d’un projet Covid long, et 24 établissements labellisés dont 18 centres de soins de suite et de réadaptation labellisés et 6 centres de recours de médecine pour les situations complexes. « Ces établissements ne font pas que ça mais peuvent accueillir des patients avec un Covid long », a noté le Dr Larché. Il s’agit au cours de cette expérimentation de faciliter et d’assurer l’articulation des différents acteurs de premier, deuxième et troisième recours, faciliter et garantir la mise en place des centres de recours et de l’activité des 18 centres des SSR pour les patients très complexes et de créer un observatoire régional afin d’optimiser l’organisation des soins et mettre en perspective les données et les pratiques.

Cet observatoire permet de mener une étude épidémiologique prospective sur l’organisation des soins dans la région. Selon les premières données, non consolidées, recueillies entre janvier et octobre, les cellules de coordination ont reçu plus de 1 000 appels provenant de patients ou d’aidants dans plus de 80% des cas et les actions menées, dans 85 % des cas, consistaient à orienter des patients vers des ressources de diagnostic et de prise en charge. Un patient en errance diagnostique sera orienté vers une ressource adéquate pour une expertise et un diagnostic, avec une prescription de son médecin traitant, et s’il s’agit d’un cas simple ou complexe, il sera renvoyé soit vers son médecin, soit orienté vers un parcours CPTS ; s’il s’agit d’un cas très complexe, il sera orienté vers un centre régional MCO labellisé.

Un patient avec un diagnostic de Covid long déjà posé sera orienté vers la ressource adéquate pour sa prise en charge médicale et/ou paramédicale et/ou une réhabilitation ou rééducation, sur prescription avec son médecin traitant. Là encore, un cas simple ou complexe suit le même cheminement tandis qu’un cas très complexe sera dirigé vers un SSR labellisé.

Selon les données préliminaires de l’observatoire, 690 patients ont été pris en charge dans les CPTS et 900 nouveaux patients dans les centres de référence labellisés MCO ou SSR dont un tiers en hôpital de jour.

Pour le moment, l’organisation mise en place en Occitanie a permis d’améliorer globalement l’offre de soins, grâce à la mobilisation des acteurs des secteurs sanitaire et médico-social et des associations, et au recours notamment à la télémédecine, et de renforcer les réseaux territoriaux et la coordination entre les territoires.

 

(Source APMnews)

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