Pharmacie : le dispositif de contrôle des médicaments onéreux attendu pour l’automne

Cette mesure concernerait les premières délivrances à des patients qui ne sont pas connus du pharmacien.

Les modalités concrètes du plus grand contrôle de l’authenticité des ordonnances pour médicaments onéreux (plus de 300 euros) en pharmacie de ville, prévu par la dernière convention pharmaceutique, doivent être précisées pour une mise en place à l’automne.

Les partenaires conventionnels se sont entendus sur ce principe de contrôler davantage les ordonnances pour ce type de médicament dans le cadre de la dernière convention signée en mars, mais il doit encore faire l’objet d’un accord, notamment avec les représentants des médecins. S’il n’est pas encore complètement abouti, le dispositif a fait l’objet jeudi 8 septembre d’une réunion de concertation en présence des équipes de la Caisse nationale de l’assurance maladie, des syndicats officinaux, de syndicats de médecins et d’associations de patients

Cette mesure assez lourde répond au problème de la fraude aux fausses ordonnances qui est de plus en plus complexe à détecter. Elle doit prendre en compte des priorités diverses, les patients réclamant par exemple qu’elle ne restreigne pas l’accès aux soins, tandis que les pharmaciens souhaitent qu’elle soit possible à organiser.

La mesure ne concernerait que les premières délivrances de traitement dans une officine, pour des patients qui ne sont pas connus du pharmacien. Cela représente une trentaine de délivrances par an.

Une expérimentation de lutte contre la fraude aux médicaments onéreux doit par ailleurs avoir lieu entre l’Assistance publique-hôpitaux de Paris, le Conseil national de l’ordre des pharmaciens, les syndicats officinaux, la Cnam et le ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

(source APMnews)

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