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Médicaments : un point sur la relocalisation en France


Une usine créée en région toulousaine fournira « 3.000 à 3.400 tonnes » de paracétamol chaque année, selon son coordinateur Jean Boher, grâce à une disruption technologique.

En été 2023, Emmanuel Macron annonce à Lyon son intention de relocaliser la production de 50 médicaments prioritaires en France, en réponse à la dépendance envers la Chine et l’Inde pendant la crise sanitaire. Un guichet unique, France 2030, offre des financements substantiels pour les projets. Seqens, producteur de principes actifs, bénéficiera d’un soutien financier public de 30 à 40% pour son projet de production de paracétamol à Roussillon, en Isère.

Pour être compétitives, les entreprises doivent apporter une valeur ajoutée à la production, avertit le secrétaire général de Seqens. L’entreprise prévoit d’investir 100 millions d’euros dans une nouvelle usine, utilisant un processus de production plus respectueux de l’environnement et validé par UPSA et Sanofi.

En Occitanie, un projet similaire de production de paracétamol est annoncé, mettant l’accent sur la durabilité et la production en continu sans déchets. Le projet reçoit un soutien financier de la collectivité et de laboratoire UPSA.

Certains estiment que le prix des médicaments devrait être ajusté pour favoriser la relocalisation. Bruce Vielle de Synerlab espère relancer la production d’amoxicilline en France, malgré les défis liés aux prix bas des médicaments.

L’attention se tourne maintenant vers l’Europe, où une réunion des acteurs de l’industrie pharmaceutique est prévue pour discuter de mesures visant à favoriser la relocalisation à l’échelle européenne.

Souce : la Tribune, Pierrick Merlet

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