Médecins libéraux et hospitaliers réclament ensemble une régulation de l’accès aux urgences

L’union sacrée : des syndicats de médecins libéraux, d’internes, de praticiens hospitaliers, de représentants hospitaliers ont présenté ensemble des propositions

Dans une déclaration commune, 20 organisations rassemblant des syndicats de médecins libéraux, d’internes, de praticiens hospitaliers, de représentants de la communauté hospitalière et hospitalo-universitaire ou encore le Collège national des généralistes enseignants ont présenté six propositions « pour une application immédiate dès cet été », basées sur le principe de « responsabilité et solidarité partagées de tous les professionnels de santé ». Une grande première dans le monde du soin.

Pour éviter l’engorgement des urgences, médecins libéraux et hospitaliers proposent « d’informer et de sensibiliser la population sur le bon usage des services d’urgences hospitaliers et sur le recours aux soins non programmés ». Faute de ressources humaines suffisantes, l’accès aux urgences doit être régulé. Pour cela, ils proposent « d’étendre sur tout le territoire une régulation médicale préalable » à cet accès aux urgences.
Par ailleurs, ils demandent que les actes de la permanence des soins non programmés doivent être valorisés. Aujourd’hui, les médecins régulateurs touchent un forfait de 90 euros de l’heure dans le cadre du service d’accès aux soins (SAS), alors que dans certains départements ils sont payés 125 euros de l’heure. Quant aux effecteurs, le forfait dégressif correspond globalement à 4,66 euros par acte, si le médecin a réalisé par trimestre 15 actes en plus des 8 actes hebdomadaires imposés par le centre 15. Pour garantir la permanence des soins ambulatoires et en établissements, libéraux et hospitaliers proposent aussi d’inclure dans le dispositif l’ensemble des spécialités médicales, le début de soirée et le samedi matin. Autre mesure urgente à prendre : l’accès rapide aux demandes d’avis de spécialistes et les entrées directes en hospitalisation, sans passer par les urgences. Ceci implique une organisation spécifique au sein des hôpitaux. Celle-ci pourrait prendre la forme d’une ligne téléphonique dédiée dans les services.

Libéraux et hospitaliers estiment enfin que le recours à la téléconsultation y compris téléphonique devrait être facilité selon les besoins. Enfin, pour inciter les médecins retraités à prêter main-forte dans les territoires déficitaires, le collectif médical appelle le gouvernement à faciliter le cumul emploi retraite.

(Source Loan Tranthimy- le Quotidien du Médecin)

Défilement vers le haut