Les CPTS et l’organisation des soins en psychiatrie

« Une personne sur deux se tourne vers le médecin généraliste pour des problèmes psychologiques.… » (Docteur Alain Mercier).

L’organisation des différentes offres de soins en psychiatrie est « une sorte de chaos » dont les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) « permettent de sortir », estime le Dr Claude Gernez, pédopsychiatre et président de la Fédération française de psychiatrie, lors du Congrès français de la psychiatre qui s’est tenu à Lille la semaine dernière. 

L’un des premiers médecins à s’intéresser à l’éclosion des CPTS, le Dr Claude Gernez rappelle que les communautés professionnelles territoriales de santé ont pour objectif de coordonner sur un territoire l’ensemble des acteurs de soins, ce qui suppose un projet de santé et un domaine d’action limité géographiquement.  Celles-ci visent à faciliter l’exercice des professionnels pour améliorer l’organisation des prises en charge des patients et fluidifier leur parcours. « Le système de santé et de soins en psychiatrie est une sorte de chaos de soins les structures se méconnaissent », explique le président de la FFP.

Le docteur Alain Mercier, médecin généraliste, président de la CPTS du Val-d’Oise centre, à Ermont partage la même analyse : « Quand on fouille auprès des différents organismes de soin et des différents acteurs, on se rend compte qu’on n’y connaît rien ». La nécessité d’ouvrir une CPTS sur son territoire a découlé de plusieurs constats : « une personne sur deux se tourne vers le médecin généraliste pour des problèmes psychologiques. Il s’agit la plupart du temps de troubles anxieux, troubles dépressifs, problèmes d’addiction. Et on observe de plus en plus de troubles chez l’enfant ». Le praticien note « une offre de soins insuffisante, une mauvaise coordination entre les soignants, l’absence de décision spécifique aux besoins des patients, et un manque d’information sur le parcours de soins en santé mentale et le fonctionnement du secteur psychiatrique ». En réponse à ces difficultés, les CPTS apparaissent comme une solution prometteuse, car, selon le docteur Alain Mercier, elles « permettent de voir de façon beaucoup plus élargie » et de dresser un état des lieux pour mieux cibler les besoins d’un territoire. « Elles sont nécessaires pour mieux passer de l’offre de soins à un parcours de soins, c’est-à-dire depuis la prise en charge jusqu’à la stabilisation du patient ».

(source APMnews)

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