L’effet délétère des aliments ultra-transformés se confirme

Une étude a mis en évidence une corrélation entre la qualité nutritionnelle des aliments et la mortalité.

La consommation d’aliments ultra-transformés est associé au risque de mortalité toute cause, cardiovasculaire et de cancer colorectal chez l’homme, selon deux études publiées dans le British Medical Journal, dont l’une documente un effet indépendant de la qualité nutritionnelle. 

Plusieurs études ont montré les effets sanitaires délétères de la consommation d’aliments ultra-transformés, en documentant notamment son impact sur la mortalité, le risque cardiovasculaire et de cancers. Toutefois, les données issues de la cohorte française NutriNET-Santé n’avaient pas révélé d’impact spécifique sur le cancer colorectal.

Dans leur article du British Medical Journal, les auteurs estiment que cette absence de corrélation pourrait s’expliquer par le faible nombre de participants ayant développé un cancer colorectal.

A été mis en évidence un surrisque de cancer colorectal de 30 % chez les hommes consommant le plus d’aliments ultra-transformés par rapport à ceux en consommant le moins. Cette association, qui restait significative après de multiples ajustements, était limitée au cancer du côlon distal. Elle n’était pas retrouvée chez les femmes.

Une autre étude, conduite par une équipe italienne, a évalué en parallèle l’impact sanitaire de la qualité nutritionnelle des aliments. Elle a mis en évidence une corrélation entre la qualité nutritionnelle des aliments et la mortalité toute cause et cardiovasculaire. Les personnes consommant le plus d’aliments de faible qualité nutritionnelle présentant un surrisque de décès de 19 % et de décès cardiovasculaire de 32 % par rapport à ceux du quartile avec la meilleure qualité nutritionnelle. Une telle corrélation a également été mise en évidence avec le niveau de transformation des aliments avec des surrisques respectifs de 19 % et 27 %.

 (source APMnews)

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