Le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale revoit ses recommandations pour les immunodéprimés

Le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale revoit ses recommandations relatives à la protection contre le Covid-19 des personnes profondément immunodéprimées, estimant désormais possible de combiner prophylaxie par anticorps monoclonaux et vaccination.

L’objectif est de garantir un accès rapide et simplifié à la protection contre le Covid-19 des personnes immunodéprimées 

Dans un précédent avis publié fin novembre 2021, le conseil d’orientation présidé par Alain Fischer avait notamment préconisé un suivi sérologique trimestriel pour les personnes sévèrement immunodéprimées, avec une prescription prophylactique d’anticorps monoclonaux anti-Sars-CoV-2 si la sérologie révélait des niveaux d’anticorps inférieurs à un certain seuil, soit 264 BAU/mL d’anticorps anti-S. Il estimait alors que l’administration de ces anticorps monoclonaux « excluait la possibilité d’une vaccination ultérieure ». Fin janvier, il a aussi recommandé l’administration d’une deuxième dose de rappel vaccinal chez les personnes sévèrement immunodéprimées et leur entourage proche.

Dans un nouvel avis daté de lundi 28 mars, le COSV estime qu’en raison « d’une protection qui demeure insuffisante et qui se traduit par une surreprésentation des personnes profondément immunodéprimées à l’hôpital, en réanimation ou décédées à la suite d’une infection Covid-19 », il apparaît « nécessaire de revoir les recommandations relatives à l’articulation entre vaccination et prophylaxie par anticorps monoclonaux ». L’objectif est de garantir un accès rapide et simplifié à la protection contre le Covid-19 de ces personnes.

Passé un délai de l’ordre de 15 jours après l’administration d’anticorps monoclonaux, le risque de neutralisation de la protéine antigénique du vaccin paraît faible, selon le COSV. En outre, les anticorps monoclonaux n’inhibent pas l’effet bénéfique du vaccin sur l’immunité cellulaire, qui ne dépend pas de la protéine soluble. De fait, « il est possible de recommander à certains patients une protection combinée fondée à la fois sur la prophylaxie par anticorps monoclonaux et sur la vaccination », estime le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale.

Il considère par ailleurs qu’il est raisonnable de supprimer le seuil de taux d’anticorps qui avait été fixé (dans un contexte de circulation du variant alpha) pour définir quels patients pouvaient bénéficier d’un accès aux anticorps monoclonaux.

Le COSV propose par ailleurs des mesures pour améliorer l’accès des personnes profondément immunodéprimées aux rappels vaccinaux et aux traitements prophylactiques par anticorps monoclonaux, à mettre en œuvre sans délai compte tenu du contexte actuel de levée des restrictions sanitaires.

 (Source APMnews)

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