L’application « Mon suivi psy » utilisée par près de 3 000 professionnels et plus de 6 500 patients actifs

L’objectif est d’avoir une aide au dialogue entre le patient et le professionnel

L’application mobile Mon suivi psy, projet incubé au sein de la fabrique du numérique des ministères sociaux, est utilisée par près de 3000 professionnels et compte plus de 6500 utilisateurs engagés. 

Initialement, Mon suivi psy est un projet pensé par une psychiatre, le docteur Lya Pedron, qui a remporté un appel à innovation lancé en 2019 par l’agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France. L’objectif est d’avoir une aide au dialogue entre le patient et le professionnel afin d’améliorer le suivi.  Le projet a été incubé au sein de la fabrique du numérique des ministères sociaux et développé sur la base des retours des professionnels de santé et des patients. Ce sont ces échanges qui continuent d’améliorer l’appli mobile qui est publique, gratuite et anonyme.

Le 13 juin, Mon suivi psy comptait 51 000 utilisateurs uniques dans toute la France, dont 6 500 dits engagés c’est-à-dire qu’ils utilisent de manière régulière l’appli parce qu’ils ne vont pas bien, qu’ils débutent une thérapie ou un nouveau traitement, qu’ils ont besoin d’être diagnostiqués ou parce que ce sont des patients experts, très impliqués dans leur autosurveillance. Ils sont environ 700 utilisateurs quotidiens.

Mon suivi psy permet de remplir quotidiennement, de manière rapide, un journal de ses symptômes et humeurs à sélectionner parmi une longue liste (anxiété, idées parasites, sensations étranges, troubles du sommeil, irritabilité, crises de larmes, etc.) ou d’ajouter ses propres indicateurs. L’appli permet aussi de suivre la prise de médicaments, de prendre des notes personnelles, de faire un bilan personnel sur des périodes particulières, etc.

L’appli ne remplace donc par le professionnel qui continue à analyser les données et proposer des exercices adaptés. Et avec le suivi des symptômes, il est aussi possible d’apprécier l’effet de la thérapie. Selon les échanges avec les professionnels, l’appli est notamment très utilisée en cas de suspicion de trouble bipolaire ou de trouble de l’humeur.

Il est prévu d’interroger les professionnels de manière approfondie sur leurs usages afin de déterminer leurs pratiques et rendre l’application efficace et appropriée. Parmi les deux catégories qui l’utilisent le plus actuellement, les psychiatres s’en servent davantage pour le diagnostic et le suivi des traitements médicamenteux alors que les psychologues ont des attentes différentes.

En outre, l’application est de plus en plus utilisée par des infirmières et des pairs-aidants ; les généralistes restent pour le moment minoritaires.
(source APMnews)

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