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Jean-Christophe Calmes au Lab Santé : « Il faut accentuer ce qui se fait en matière d’interdisciplinarité »

De gauche à droite : Philippe Trotabas, directeur de la CPAM de l’Hérault, Nicolas Balmelle DG de Bastide Médical, Isabelle Laffont, doyenne de la faculté de médecine de Montpellier, Jean-Christophe Calmes, président de l’URPS Médecins libéraux et Jean-François Bouscarain, président de l’URPS Infirmers libéraux. Photo Jean-Michel Mart

Ce jeudi 7 décembre, au siège du Midi Libre, deux tables rondes étaient organisées sur la question des secteurs de santé en souffrance et sur comment y remédier. L’URPS y a participé en la personne de son président.

Que ce soit en milieu urbain ou rural, la relève médicale s’avère être un défi dans certains secteurs. Une préoccupation partagée par 74 % des Français qui estiment que le système de santé se dégrade.

Face à cette pénurie de médecins spécialistes, Jean-Christophe Calmes, président de l’Union Régionale des Professions de Santé (URPS) des médecins d’Occitanie et de la Communauté Professionnelle Territoriale de Santé (CPTS) du Bassin de Thau, propose de renforcer l’approche interdisciplinaire, notamment dans le suivi des patients chroniques stabilisés. « L’infirmière en pratique avancée (IPA) prendra en charge le suivi, et si elle constate une variation de l’état du patient, elle avisera le médecin », explique-t-il.

Élargir les missions et les compétences des infirmières pourrait également être une solution, selon Jean-François Bouscarain, président de l’URPS des infirmiers d’Occitanie. « Nos infirmières ont la capacité de vacciner, mais cette possibilité ne nous est pas encore accordée », ajoute Nicolas Balmelle, directeur délégué de Bastide Le Confort Médical.

Selon Philippe Trotabas, directeur de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) de l’Hérault, cette problématique est exacerbée par une disparité évidente entre les zones rurales et urbaines, en plus d’une diminution significative du nombre de médecins. « En Occitanie, nous avions auparavant 94 % de médecins généralistes, aujourd’hui, ce chiffre tourne plutôt autour de 83 %. Et cette tendance va s’accentuer avec 15 % des médecins ayant dépassé l’âge de 65 ans », souligne-t-il.

Isabelle Laffont, doyenne de la faculté de médecine Montpellier-Nîmes, indique que bien que l’attractivité des études médicales reste forte avec près de 2 000 candidats chaque année, certaines spécialités peinent à susciter l’engouement, telles que la psychiatrie, l’anatomopathologie, la neurologie et la gériatrie.

Visionner la table ronde et les interventions

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