Élisabeth Hubert : les HAD considérées comme soupape de sécurité plutôt qu’un élément du parcours du patient

Élisabeth Hubert a appelé à « améliorer la pertinence dans le recours à l’hébergement hospitalier »

L’hospitalisation à domicile est encore perçue, selon Elisabeth Hubert, présidente de la Fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile, comme une « soupape de sécurité » alors qu’elle devrait être un « élément du parcours naturel » du patient.

Elle estime qu’à la fin août, l’activité des HAD en journées régresse de 1,4 % en comparaison des 8 premiers mois de l’année 2021. Les données partielles de ce mois de novembre peuvent laisser espérer qu’il y aura, en cette fin d’année, une atténuation de cette régression. Il n’en demeure pas moins que nous serons en décroissance sur cette année 2022, après une année 2021 qui avait été elle-même marquée par une croissance à 2,5 %, la plus faible enregistrée depuis 10 ans.  Selon la présidente de la Fédération, l’HAD n’est pas « encore vue comme étant un élément du parcours naturel du patient, elle est trop vue comme étant la soupape de sécurité, le pompier » en cas de crise sanitaire, aux urgences, ou de phase épidémique.

Un an après le lancement de la feuille de route stratégique de l’HAD et de la réforme des autorisations de cette activité de soins, les prochains projets régionaux de santé sont « l’occasion unique d’impulser une nouvelle dynamique de l’HAD dans toutes les régions, d’inscrire cette activité là où elle est ignorée et de la renforcer là où elle est déjà citée ». Elisabeth Hubert explique que « le chemin est encore long pour installer pleinement l’HAD dans un processus naturel de recours en substitut à l’hospitalisation conventionnelle ». Elle a appelé à « améliorer la pertinence dans le recours à l’hébergement hospitalier ».

Concernant le sujet de fin de vie et des soins palliatifs, la présidente de la FNEHAD estime que « la position du Conseil consultatif national d’éthique a heurté beaucoup de soignants, d’HAD ou non, qui ne se retrouvent pas dans le rôle que demain ils pourraient avoir à assumer si devait être légal le suicide médicalement assisté ». Elisabeth Hubert a réitéré la demande d’obtenir une représentation de l’HAD au sein du Comité d’orientation des soins palliatifs et de la fin de vie et du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie, ainsi que dans le groupe de travail de soignants chargé d’apporter sa contribution au débat. 

(source APMnews)

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