Dégradation de l’accessibilité aux soins de premiers recours pour les médecins généralistes

L’accessibilité aux médecins généralistes se dégrade entre 2019 et 2021 de 1,9 %.

L’accessibilité moyenne aux soins de premiers recours « se dégrade pour les médecins généralistes » entre 2019 et 2021, mais « s’améliore pour les sages-femmes, les infirmières et les masseurs-kinésithérapeutes », a constaté la Direction de la recherche des études de l’évaluation et des statistiques dans une étude publiée jeudi 8 décembre.

L’étude s’appuie sur l’accessibilité potentielle localisée (APL), un indicateur développé par la Drees et l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé dès 2012. Il permet de mesurer à la fois la proximité et la disponibilité des médecins généralistes dans une commune donnée. Cet indicateur tient compte de l’offre et de la demande issues des communes environnantes, de façon décroissante avec la distance.

L’accessibilité aux médecins généralistes se dégrade entre 2019 et 2021 (de 1,9 %), à un rythme un peu plus modéré que celui observé les années précédentes. L’accessibilité moyenne aux médecins généralistes s’établit ainsi à 3,4 consultations par an et par habitant en 2021.

Cette dégradation résulte, selon l’étude, d’une « baisse du nombre de médecins généralistes libéraux [dont l’activité moyenne n’a pas été compensée par la hausse de l’activité de médecine générale dans les centres de santé] mais également de la croissance de la population ».

En 2018, l’APL s’élevait en moyenne à 3,93 consultations par an par habitant, chez un médecin généraliste, libéral ou salarié d’un centre de santé, exerçant dans une commune à moins de 20 minutes en voiture de leur lieu de résidence, contre 4,06 en 2015.

La Drees a également mis en évidence un accroissement des inégalités d’accès aux soins chez un généraliste depuis 2019 : « Les 10 % de la population les moins bien dotés ont accès en moyenne à 1,5 consultation par an tandis que les 10 % de la population les mieux dotés accèdent en moyenne à 5,7 consultations par an ». Un écart qui augmente de 8% depuis 2019.

A l’inverse, la Drees a noté une accessibilité à la hausse chez les sages-femmes, infirmières, masseurs-kinésithérapeutes. L’accès aux soins de premier recours continue de s’accroître. Une tendance déjà amorcée depuis 2017.

Le cas est particulièrement marqué chez les sages-femmes, avec une augmentation de l’accessibilité moyenne de près de 11 % entre 2019 et 2021. Les masseurs-kinésithérapeutes arrivent en deuxième position avec une augmentation de l’accessibilité moyenne de 6,1%, devant les infirmières (+ 2,7 %).

(source APMnews)

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