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Certificats de décès par les infirmiers, l’Occitanie région test

Les infirmiers n’interviendront qu’en l’absence d’un médecin et uniquement pour les décès au domicile ou en Ehpad, sauf en cas de mort violente évidente

En raison de l’indisponibilité immédiate d’un médecin pour établir le certificat de décès, certaines familles se sont retrouvées dans une situation difficile. À partir de fin janvier, des formations débuteront pour permettre à 800 infirmiers libéraux volontaires de se rendre au domicile des défunts.

Ces infirmiers pourront être sollicités par les services d’aide médicale urgente, la police, la gendarmerie ou le médecin traitant en cas d’indisponibilité de ce dernier pour se déplacer au domicile du patient. En Occitanie, les infirmiers libéraux travaillent en collaboration avec l’agence régionale de santé (ARS) pour mettre en œuvre le décret du 6 décembre 2023, qui permet de pallier l’indisponibilité d’un médecin.

Les volontaires suivront une formation en ligne de 12 heures, couvrant le cadre de leur exercice et les processus d’orientation vers la gendarmerie en cas de décès suspect. Le recrutement de 800 infirmiers libéraux est envisagé pour couvrir efficacement le territoire.

Face aux incidents récents, marqués par des retards parfois traumatisants dans la constatation des décès, cette initiative vise à remédier à la pénurie de médecins. « On a vu des familles rester dans l’attente pendant 12 heures et parfois 24 heures… Est-il utile que des médecins se déplacent alors que nous connaissons parfaitement nos malades, que nous accompagnons à domicile jusqu’en fin de vie ? », s’interroge Jean-François Bouscarain, président de l’URPS des Infirmiers d’Occitanie. Pour lui, l’élargissement des compétences des infirmiers va de soi. « Dans un contexte de pénurie de médecins, il vaut mieux qu’ils se concentrent sur le suivi des malades, pour lesquels ils manquent souvent de temps », ajoute l’infirmier. L’URPS annonce que l’Occitanie sera une des 5 régions test en France en 2024 avec Auvergne-Rhône-Alpes, le Centre-Val-de-Loire, l’Ile de-France, les Hauts-de-France et la Réunion. Les infirmiers n’interviendront qu’en l’absence d’un médecin et uniquement pour les décès au domicile ou en Ehpad, sauf en cas de mort violente évidente.

Source Midi Libre, Sophie Guiraud (Voir l’article sur Midi Libre)

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