Brèves en région : Toulouse, Gramat, Bassin de Thau, Pézenas

Les hôpitaux du bassin de Thau mettent en place une régulation temporaire la nuit aux urgences

Le quartier du Barrou et l’étang de Thau. Photo Christian Ferrer

Les hôpitaux du bassin de Thau (Hérault) sont contraints, du fait notamment d’un doublement du nombre de patients durant la période estivale, de mettre en place une régulation de l’accès aux urgences les nuits de vendredi à dimanche inclus de 18h30 à 8h30. Les patients devront composer préalablement le numéro 15 afin d’éventuellement accéder aux urgences au cours de ces nuits, si le régulateur estime que l’état de santé nécessite ou non une admission dans ce service. Ainsi, aucune admission aux urgences ne sera possible sans une orientation par la régulation du centre 15. Le retour à la normale est planifié à compter de lundi.

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Première greffe hépatique avec un greffon réalisée au CHU de Toulouse

Toulouse, le pont Saint-Pierre – photo Mairie de Toulouse (Gremi357)

Le CHU de Toulouse a réalisé sa première greffe hépatique avec un greffon reperfusé et oxygéné ex-vivo. Cette opération, faite grâce à une machine à perfusion, a été réalisée par le professeur Fabrice Muscari, responsable de l’unité de chirurgie hépato-bilio-pancréatique et transplantation du CHU, et son équipe.

La technique de perfusion hypothermique oxygénée est une avancée qui permet de réoxygéner le greffon pendant au moins 2 heures afin de diminuer les lésions d’ischémie-reperfusion et à moyen terme les complications biliaires.

La machine à perfusion permet de reperfuser des greffons en normothermie oxygénée. Dans cette configuration, il s’agit de perfuser du sang oxygéné dans lequel pourront être ajoutés des traitements qui optimiseront la qualité du greffon. Les premiers travaux expérimentaux montrent même la possibilité de dégraisser le greffon.

Encore en cours de développement, cette technique est une grande promesse pour l’avenir dans le contexte de pénurie d’organes. Pour lutter contre la pénurie d’organes, on peut imaginer dans un avenir proche, de créer une pouponnière pour greffons afin de les réanimer et de ne greffer que ceux qui seront fonctionnels.

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Le CH de Gramat certifié par la HAS, sous conditions

Gramat, place de la Halle – photo Jean Fonseca

Le centre hospitalier de Gramat (Lot) a été certifié par la Haute autorité de santé avec la mention « qualité des soins à améliorer » selon le nouveau référentiel. La HAS a estimé que « tout au long du séjour du patient, il reçoit une information claire et adaptée sur son état de santé, lui permettant de faire valoir ses choix et de consentir librement à la prise en charge proposée ». Cependant, « l’adaptation du message et des modalités de délivrance au patient n’est pas toujours réalisée », et la HAS ajoute que « certains messages standardisés n’atteignaient pas leur cible ».

Elle pointe également quelques « points de fragilité » comme l’administration de médicament la nuit sur prescription téléphonique non sécurisée et régulée le lendemain d’une prescription papier lors d’une entrée tardive sur un support non conforme.

Pour finir, la HAS considère notamment que les orientations stratégiques de l’établissement sont « en totale cohérence avec le projet régional de santé ». Toutefois, des « démarches collectives structurées de travail en équipe ou d’amélioration du travail en équipe restent à initier » et le « risque numérique présente encore une fragilité dans la mesure où les professionnels rencontrés méconnaissaient les mesures de prévention ».

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Le CH de Pézenas certifié par la HAS avec la mention « haute qualité de soins »

Pézenas, le Cours Jean Jaurès – photo Krzysztof Golik

Le centre hospitalier de Pézenas (Hérault) a été certifié avec la mention « haute qualité de soins » par la Haute autorité de santé (HAS). La HAS estime que le patient est informé et son implication est recherchée : « Il reçoit (lui ou la personne de confiance ou proches) une information claire et adaptée sur son état de santé. La participation du patient ou proches à l’évaluation bénéfice/risque est effective et retrouvée dans le dossier ». Cependant lors des rencontres avec les patients, il n’a pas été retrouvé de traçabilité sur les informations données pouvant renforcer la capacité d’agir sur leur santé dans les dossiers.

En ce qui concerne les équipes de soins, « la pertinence des parcours, des actes et des prescriptions est argumentée au sein de l’équipe, facilitée par la dimension du service ». Les « dialogues sont aisés et quasiment constants entre le médecin et l’équipe soignante ». Pour les prises en charge complexes, une concertation pluriprofessionnelle médicale est réalisée et tracée dans le dossier patient, selon la HAS.

Elle souligne enfin que les usagers et médecins de ville peuvent contacter aisément le CH de Pézenas téléphoniquement mais il n’existe pas à ce jour de messagerie sécurisée entre professionnels de santé sauf pour les résultats de laboratoire. L’établissement recueille l’expression des patients soit oralement soit par les commentaires notés sur les questionnaires de satisfaction. Un travail de recueil de l’expérience du patient est mis en œuvre par les représentants des usagers.

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