Avant sa disparition prochaine, le Conseil scientifique envisage trois scénarios pour l’épidémie

Parmi les différentes options de contrôle de l’épidémie de Covid-19 envisageables pour l’automne 2022, le conseil scientifique privilégie une approche centrée sur une appréciation globale des impacts sanitaires et économiques découlant d’une circulation virale importante, plutôt qu’une approche centrée sur le seul impact hospitalier. 

Le conseil scientifique estime par ailleurs plausible que le scénario à moyen terme soit celui d’une circulation endémo-épidémique du Sars-CoV-2. Cet avis du conseil scientifique, intitulé « Vivre avec les variants – La pandémie n’est pas terminée – Mieux anticiper » a été transmis aux autorités sanitaires en début de semaine.

S’il s’agit probablement du dernier avis de cette instance, « il n’a pas vocation à être un testament ni un retour d’expérience, alors même que l’épidémie n’est pas terminée, avec actuellement une recrudescence importante des cas liée au sous-variant omicron BA.4/BA.5 », écrivent les 16 membres en préambule.

Il est en effet prévu que le conseil scientifique prenne fin le 31 juillet, après deux ans et quatre mois de travail assidu (environ 300 réunions en formation plénière) réalisé à titre bénévole.

Dans cet avis, les auteurs soulignent que sur le plan épidémiologique, trois scénarios sont envisageables pour l’avenir.

Premier scénario : une succession de vagues épidémiques liées à l’émergence de sous-variants d’omicron, associées à un retentissement hospitalier moins important que celui des premières vagues épidémiques. Il avertit toutefois qu’un de ces sous-variants pourrait présenter une sévérité accrue.

Deuxième scénario : reprise saisonnière de la circulation d’un variant existant ou d’un variant antigéniquement proche d’un variant existant. Mais il n’est pas possible de prédire quels variants seront concernés.

Troisième scénario : pourrait survenir à tout moment et n’importe où dans le monde  l’émergence d’un variant X doté d’une capacité d’échappement immunitaire et d’une contagiosité suffisante pour être responsable d’une nouvelle vague épidémique. Dans ce cas, la sévérité des manifestations cliniques associées à ce nouveau variant est imprévisible. Le conseil scientifique estime que ce dernier scénario présente un niveau de probabilité relativement élevé.

Mais à moyen terme, le scénario plausible est celui d’une circulation endémo-épidémique du Sars-CoV-2, avec pour l’essentiel des formes mineures de la maladie, et parfois des formes sévères chez les personnes les plus fragiles, et les personnes immunodéprimées.

Elle pointe que cette évolution rejoindrait celle qui a vraisemblablement prévalu à l’adaptation des quatre coronavirus humains saisonniers aujourd’hui responsables de rhumes et d’angines chaque année en période automno-hivernale. En outre, des adaptations successives des vaccins pourraient s’avérer nécessaires si les manifestations cliniques du Sars-CoV-2 devaient garder un niveau de sévérité plus élevé que celui des autres coronavirus.

(SOURCE : APMnews)

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