Augmentation de l’offre de stages ambulatoires au profit des externes et des internes

Depuis 2019 et la loi Ma santé 2022, envoyer les externes et internes dans les cabinets libéraux est une volonté affichée du gouvernement

Recruter 1 000 maîtres de stage des universités (MSU) supplémentaires d’ici à 2024 permettra de faire monter en puissance l’offre de stages ambulatoires au profit des externes et des internes. C’est l’objet de la nouvelle feuille de route d’une instruction interministérielle, qui a été diffusée aux agences régionales de santé et aux unités de formation et de recherche de médecine (UFR).

Après avoir mené une enquête en décembre 2021 auprès des ARS et des facultés, la Direction générale de l’offre de soins et la Direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle estiment qu’il faudrait ainsi augmenter de 7,7 % le nombre de praticiens maîtres de stage des universités (MSU) à l’horizon 2024 pour espérer un réel développement des stages ambulatoires, y compris en zones sous-denses. En suivant ces recommandations, on pourrait passer de 12 941 maîtres de stages en 2021 à 13 937 en 2024, soit 996 MSU supplémentaires. Depuis 2019 et la loi Ma santé 2022, envoyer les externes et internes dans les cabinets libéraux est une volonté affichée du gouvernement.

Alors que le contingent des étudiants en médecine est amené à croître massivement dans les prochaines années, avec un millier d’internes supplémentaires en 2024, le recrutement de confrères universitaires pour les accueillir en stage semble un prérequis incontournable. D’autant plus que ces étudiants sont, chaque année, plus nombreux à opter pour des stages en ambulatoire : 6 648 internes ont réalisé un stage en cabinet libéral en 2021, contre 6 273 en 2019 (+ 6 %). Avec près de 13 000 MSU répartis sur le territoire en 2021, les chiffres sont jugés par le ministère encourageants et déjà en progression de 9,6 % entre 2019 et 2021.
Toutefois, ces bons scores cachent de fortes inégalités entre régions. Disparités qui deviennent criantes lorsque l’on se penche sur le taux d’encadrement des étudiants. Ainsi, alors qu’en moyenne un MSU encadre 3,27 étudiants, ce ratio grimpe à un pour six pour la région dijonnaise, un pour cinq dans les Hauts-de-France et en Centre Val-de-Loire. À l’inverse, Grenoble, la Bretagne, ou l’Occitanie affichent de meilleurs taux d’encadrement, à moins de deux étudiants en médecine par maître de stage.

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