Accès aux soins : la nécessaire articulation entre SAS et CPTS dans les territoires

L’articulation entre les services d’accès aux soins (SAS) et les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) fait l’objet de réflexions au cours des Journées nationales des CPTS, qui se tenaient jusqu’à vendredi 23 septembre à Nantes.

L’accord conventionnel interprofessionnel en faveur du développement de l’exercice coordonné et du déploiement des CPTS a fixé un objectif d’articulation de leurs missions d’amélioration de l’accès aux soins avec le fonctionnement du SAS.

Ainsi, l’indicateur du nombre de consultations enregistrées dans le cadre de la prise en charge des soins non programmés a été remplacé par le nombre de médecins participant au SAS et le nombre de demandes du SAS ayant abouti à un rendez-vous par la CPTS. Lors des Journées nationales des CPTS, Pierre Savary, chef du bureau du premier recours à la direction générale de l’offre de soins (DGOS), a expliqué que le dispositif ne pouvait être considéré comme une « plateforme de prise de rendez-vous à la main du Samu, qui ne verrait dans l’offre de soins, notamment les CPTS, que des effecteurs potentiels pour décharger les urgencesC’est un dispositif de régulation commun, qui vise à orienter au mieux les patients et à structurer deux filières (aide médicale urgente et ambulatoire) dans le cadre d’une gouvernance partagée. Les CPTS jouent un rôle essentiel au sein du SAS, d’abord en effection, au côté des autres acteurs du territoire, mais parfois aussi en régulation ». Dans le second cas, il est possible que les CPTS portent la filière de médecine générale, « quand elles s’organisent en inter-CPTS, le mieux étant alors d’aller jusqu’au bout et de s’organiser quand c’est possible en association ». Quand une inter-CPTS existe, il est clairement demandé dans l’instruction aux ARS qu’elle soit membre de la gouvernance avec le Samu.

Mais le rôle de la CPTS vis-à-vis du SAS est estimé par Pierre Savary « sans préjudice des autres organisations qui peuvent être mises en place ». Aujourd’hui, étaient recensés 23 projets SAS, avec trois qui viennent de se lancer en Occitanie, couvrant aujourd’hui un peu plus de 40% de la population nationale. Et on a recensé 30 projets activement accompagnés par les ARS, qui pourront se lancer fin 2022 ou début 2023. L’objectif est que le territoire soit intégralement couvert d’ici à l’été 2023. 

(source Maryannick Le BRIS – APMnews)

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