260 praticiens par an permettront-t-ils d’éviter la crise démographique des gynéco-obstétriciens ?

Le profil des gynéco-obstétriciens change, avec la féminisation de la profession, et de jeunes praticiens qui n’ont pas les mêmes aspirations que leurs aînés

La crise démographique des gynécologues-obstétriciens va s’aggraver, si rien n’est fait pour prendre en compte l’évolution des aspirations des jeunes praticiens et les besoins réels en termes de santé publique, a alerté vendredi 18 novembre le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF). 

Le CNGOF a présenté vendredi ses mesures pour la continuité des soins en gynécologie-obstétrique, issues du rapport de sa commission démographie mise en place en commun avec le Collège des enseignants en gynécologie-obstétrique en 2019. Dans son rapport, la commission a analysé les impacts attendus de la crise démographique des gynécologues-obstétriciens sur l’organisation des soins.

La crise démographique des gynécologues-obstétriciens est « profonde et va s’aggraver malgré l’augmentation attendue du nombre de gynécologues-obstétriciens », alerte la commission. Il y a de plus en plus de gynécologues-obstétriciens en France, leur nombre est en augmentation régulière depuis 2012 et atteignait 5 112 en 2020. Les projections à l’horizon 2030 indiquent 6 621 gynécologues-obstétriciens, et une densité passant de 7,6 à 9,4 pour 100 000 habitants entre 2020 et 2030, rapporte la commission.

Mais le profil des gynéco-obstétriciens change, avec la féminisation de la profession, et de jeunes praticiens qui n’ont pas les mêmes aspirations que leurs aînés.

Si le travail de commission visait initialement à déterminer le nombre d’internes nécessaire à former, il est aujourd’hui difficile de proposer un chiffre cible reposant sur des projections démographiques. Elle estime nécessaire, en raison des pénuries déjà existantes, de l’évolution des pratiques, du temps de travail et de la charge de gardes acceptable, d’aller « a minima le plus vite possible à la cible des 260 par an en adaptant la répartition territoriale des internes aux capacités de formation ».

 (source APMnews)

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